Antiparlementarisme?

Un parlement ? Et pour quoi faire ? Du Boulangisme au Poujadisme, en passant par le 6 février 1934, le peuple a longtemps craché à la face de la corruption, de l’indécision, de l’élite et de la bassesse de la république. Le Snowbay, toujours plongé dans une recherche quasi mystique d’avenir incertain embrasse avec force les thèses antiparlementaires. Le pouvoir ne devrait qu’aller dans un seul sens, insuffler un objectif national, un but ultime de la Nation, un mythe National. Les guerres de clans et la division du pouvoir entre groupes et pressions, majorités et extrêmes est une catastrophe pour l’imaginaire populaire. S’en suivent manifestations, réformes, motions de censures, bref, en un mot, un immense gâchis de temps et d’argent passé à emporter un fragile consensus.  La démocratie parlementaire ne construit rien de solide et prend ses décisions à l’emporte pièces, espérant contenter à peu près tout le monde, en graissant des pattes si besoin est.

Le refus du parlementarisme renforce l’unité du peuple et donne au pouvoir les moyens d’agir réellement et dans un but bénéfique puisque ses dirigeants, meneurs naturels, ne peuvent que suivre la voie patriotique. L’antiparlementarisme, appelons-le par son nom est un fascisme, une construction fascinante, une plongée intégrale vers l’inconnu. C’est par conséquent un pouvoir non-autoritaire, basé sur l’approbation populaire, aidé par la jeunesse dans la construction d’un élan révolutionnaire et destructeur de toute norme !

L’antiparlementarisme ne peut qu’être transformation radicale de l’ordre sociale, la soumission, ou plutôt acquiescement à un projet épique dépassant le rôle individuel d’un citoyen. Un ordre où ce ne sont plus des mots qui définissent l’homme et la vision de la terre, non, ce sont les éclairs qui parlent ! les orages, les tremblements, le bruit de l’acier et l’odeur du Roi-Soleil se laissent volontiers manipuler par les forces nouvelles acquises par un surhomme formé de la multitude soumise et qui, aux chants de l’Od Topole, do Topole, se lancent dans des conquêtes et des guerres de religions , des combats qui mèneront dans des pays aux hautes montagne couvertes et de rocs et de neige, et là, en vue du tombeau de Lovćen, bien plus bas, à travers une trouéé dans les nuages tourmentés indique, et pour toujours la direction où, enfin l’on pourra se perdre, réaliser l’union, la dispertion et où tout sera permis! oui c’est ici que nous avons atteint le but, ce but dont il n’existe pas de mot, pas d’éclairs pas de visions pour le désigner. Une larme coule, la perfection est là toute proche, la saisirais-je? aurais-je cette force, cette puissance de la volonté, ce sacrifice qui me fera connaître l’Univers entier, cet espace supérieur, où l’année lumière est de l’ordre de l’inime, cet espace supérieur à toute croyance, incapable de la moindre volonté, le voilà qu’il faille l’atteindre, car, en vérité la plus parfaite la plus pure de la grandeur est le refus de tout, la fin de toute volonté, la capacité de dire : je ne veut rien. Rien ne m’intéresse, je n’aime ni ne déteste, je regarde et vois le vide, le froid, le néant, et c’est la plus belle chose que j’aie jamais vue ! Cette vision de l’astre du néant, l’immensité du rien. Je suis au milieu de cette douce musique balkanique, chantée avec force et chacun de mes membres, du profond de mon être chante et danse et rit et est heureux de toute chose. L’éternité est atteinte, je me consacre tout entier à cette valse folle, à ce refrain entêtant, il n’y pas de sens, pas de direction aux paroles, mais l’harmonie, l’harmonie, elle, est là présente comme à chaque instant. C’est une tragédie sans fin aux accents stoïcs. Qu’il est loinn le temps de cette insouciante perverse du monde de mon prochain. Je pense et je vis tout cela dans ma tour plaintive, certainement trop rigide pour supporter encore toute cette folie!

Et le tour est fini et je redescends, ici à Paris, dans cette sombre bourgade que je n’ait jamais aimé… Quelle beauté j’ai vu tout de même. Je peut le dire, j’ai vu.

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